Il est fréquent qu’une jeune entreprise, quel que soit son domaine d’activité, se pose la question d’avoir un ou plusieurs véhicules à disposition des salariés. Cela peut concerner bien entendu le dirigeant, mais également des postes comme les commerciaux qui sont souvent amenés à voyager. Le problème, c’est qu’une voiture même citadine représente un coût important : même si l’on se tourne vers l’occasion, cela fait tout de même plusieurs milliers d’euros à sortir de sa trésorerie. L’alternative pourrait être alors de passer à la location longue durée (LLD). Que choisir alors ? Nous allons comparer ces deux options dans notre article.

La location longue durée

Le premier avantage, c’est la solution clé en main. Il n’y a pas à devoir allouer un salarié à la gestion de tout ce qu’il faut faire pour l’achat, l’entretien, les assurances, voire en cas de sinistre. Cela peut rapidement devenir un casse-tête chronophage. Ensuite, la location permet d’avoir une meilleure visibilité, stable, sur son budget, étant donné que c’est un coût mensuel à sortir et qui est fixe, tout compris, sans mauvaise surprise. En plus, il n’y a pas à se préoccuper d’une décote à la revente, ce qui représente une perte nette qui peut être conséquente en fonction du modèle à l’achat. Pour continuer dans la logique du budget, la location longue durée sans apport présente également l’avantage de ne pas à avoir à s’endetter, surtout lorsqu’on n’a pas un fond de roulement de plusieurs milliers ou dizaines de milliers d’euros. L’argent peut ainsi, dans le cas de la location, être utilisé ailleurs. Pour finir et c’est non négligeable, il faut retenir que ce moyen n’apparaît pas en tant qu’investissement dans le bilan comptable, car c’est une charge de l’entreprise. 

Un chef d’entreprise doit prévoir sur le long terme, à commencer par le bilan d’un semestre à l’autre, nous l’avons vu. Mais il faut aussi qu’il estime que chaque euro dépensé puisse être rentabilisé, ou du moins faire la comparaison entre deux dépenses possibles. Notre questionnement entre dans cette catégorie : il se trouve que la LLD coûte jusqu’à près d’un quart moins cher que d’acheter une voiture.

L’achat

Lorsqu’une entreprise fait un achat, cela est considéré comme faisant partie du patrimoine de l’entreprise. Dans le cas d’une voiture, il est aussi possible de pouvoir la revendre si on en a plus besoin, bien que nous ne puissions pas récupérer la somme initiale intacte. Il y aura forcément une perte. Cela dit, c’est aussi le cas pour la location longue durée. 

Le fait que notre achat se fasse via les fonds propres ou par crédit, comme cela a été vu auparavant, a un impact sous forme d’une dette pour l’entreprise, ou du moins d’un trou parfois conséquent dans les réserves financières. Sachant qu’une voiture à l’achat doit aussi subir divers frais liés à sa possession et à l’utilisation, il y aura un surcoût aléatoire, ce qui n’est pas le cas avec la location.

Finalement, que choisir ? Nous avons une nette préférence pour la LLD : plus de maîtrise, moins de risques et finalement moins cher sur la durée.