À Rennes comme dans les autres implantations du groupe, une petite révolution silencieuse s'est opérée dans les habitudes de travail. Atos Origin, sous l'impulsion de son ancien PDG Thierry Breton, a décidé de tourner le dos à un outil que l'on croyait indéboulonnable dans le monde professionnel : le courrier électronique interne. Cette annonce, qui a fait grand bruit à l'époque, marque un tournant dans la manière dont les entreprises envisagent la communication entre collaborateurs.
À retenir
- Atos Origin a initié une stratégie ambitieuse pour réduire drastiquement l'usage de l'e-mail interne afin d'améliorer la productivité de ses équipes.
- La gestion quotidienne des e-mails représentait une surcharge informationnelle majeure, avec une grande partie des messages jugés sans valeur ajoutée pour les salariés.
- L'entreprise a remplacé les échanges par e-mail par des outils de collaboration et des messageries instantanées, mieux adaptés aux habitudes numériques des nouvelles générations.
- Cette transition vers une communication plus agile et moins formelle a permis de réduire le volume des messages internes de 10 à 20%.
- Si l'e-mail reste utilisé pour les communications externes, l'adoption de solutions collaboratives internes devient une tendance adoptée par divers secteurs, incluant le secteur public et l'éducation.
La fin du règne du courrier électronique chez Atos Origin à Rennes
L'objectif affiché par la direction était clair et ambitieux : faire d'Atos Origin une entreprise zéro e-mail d'ici trois ans, avec un premier jalon fixé pour 2014. Loin d'être un simple effet d'annonce, cette démarche visait avant tout à améliorer la productivité des équipes, y compris sur le site rennais où de nombreux salariés jonglaient au quotidien avec des dizaines, voire des centaines de messages. Certains employés rapportaient recevoir plus de 100 e-mails par jour, un flux ingérable qui grignotait un temps précieux au détriment des missions réellement productives.
Les raisons qui ont poussé Atos à abandonner l'e-mail interne
Les constats internes étaient sans appel. La gestion des e-mails pouvait engloutir jusqu'à 20 heures par semaine pour certains collaborateurs, tandis que les managers, eux, y consacraient entre 5 et 20 heures hebdomadaires uniquement à lire et rédiger des messages. Un temps considérable, souvent perdu sur des contenus sans réelle valeur ajoutée. La direction a également observé que les jeunes générations de salariés, biberonnées aux réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, se montraient naturellement plus enclines à privilégier des échanges instantanés et informels plutôt que des messages formatés et souvent redondants.

Les chiffres de la surcharge informationnelle dans les organisations modernes
Les statistiques internes d'Atos donnent la mesure du problème. Un usager recevait en moyenne 200 e-mails par jour, dont 18% étaient purement et simplement du spam. Plus inquiétant encore, seulement 10 à 20% des messages reçus présentaient un intérêt réel pour leur destinataire, tandis que 70% des salariés confirmaient recevoir des e-mails sans aucun intérêt pour leur activité. Cette surcharge informationnelle nuisait directement à la concentration et à l'efficacité des équipes, transformant la boîte de réception en un véritable fardeau quotidien plutôt qu'en un outil de travail performant.
Les nouvelles plateformes collaboratives qui transforment le travail en entreprise
Face à ce constat, Atos Origin n'a pas simplement supprimé l'e-mail sans proposer d'alternative. Le groupe a investi dans des outils de collaboration et des plateformes sociales communautaires pensées pour fluidifier les échanges tout en réduisant le bruit informationnel. Ces initiatives ont permis de réduire le volume d'e-mails de 10 à 20%, un résultat tangible qui a validé la pertinence de cette transformation numérique.
Messagerie instantanée et réseaux sociaux d'entreprise : les alternatives privilégiées
La messagerie instantanée s'est imposée comme le nouveau standard de communication au sein des équipes, permettant des échanges rapides, contextuels et moins formels que l'e-mail traditionnel. Les réseaux sociaux d'entreprise, inspirés des usages grand public, ont également trouvé leur place dans le quotidien des salariés. D'ailleurs, il n'est pas rare de constater que les plateformes sociales comme Facebook sont parfois plus utilisées que les moteurs de recherche eux-mêmes, preuve que les habitudes numériques évoluent vite et que les entreprises doivent s'adapter à ces nouveaux comportements pour rester attractives auprès de leurs collaborateurs.

Les technologies numériques qui facilitent les échanges entre collaborateurs
Cette transition vers le zéro e-mail s'accompagne d'une réflexion plus large sur les outils numériques dédiés au travail collaboratif. Bien entendu, l'e-mail n'a pas totalement disparu : il reste indispensable pour la correspondance avec des clients externes, où le formalisme et la traçabilité demeurent nécessaires. Mais en interne, les entreprises cherchent désormais des solutions plus agiles, capables de s'intégrer dans des écosystèmes numériques cohérents, à l'image de ce que propose Foorier, qui conçoit et pilote des systèmes d'automatisation pour bâtiments tertiaires, démontrant que la transformation digitale touche aussi bien la communication humaine que la gestion technique des infrastructures.
L'adoption de la communication instantanée dans différents secteurs professionnels
Le mouvement initié par Atos Origin a inspiré d'autres organisations, bien au-delà du seul secteur des services informatiques. La newsletter spécialisée LMI, qui compte plus de 50 000 abonnés, a largement documenté ces mutations, témoignant d'un intérêt croissant pour ces nouvelles pratiques de communication en entreprise.

Le déploiement des outils collaboratifs dans les services et l'éducation nationale
Ce phénomène ne se limite pas aux grandes entreprises privées. L'éducation nationale et diverses collectivités ont également commencé à expérimenter des outils collaboratifs pour fluidifier les échanges entre personnels administratifs et enseignants. Dans le même temps, des acteurs spécialisés dans le pilotage énergétique, à l'instar de Foorier, déploient leurs technologies dans des secteurs aussi variés que les EHPAD, les écoles, les concessions automobiles, les bureaux, les commerces, les gymnases ou encore les sites industriels, avec des économies d'énergie oscillant entre 15 et 30% sur la facture annuelle de chauffage, ventilation et climatisation, grâce à une interopérabilité totale avec les équipements GTB et GTC existants.
Les bénéfices concrets sur la vie professionnelle et la productivité des équipes
Au-delà des chiffres, c'est bien la qualité de la vie professionnelle qui se trouve améliorée par ces transformations numériques. Moins submergés par des flux d'informations inutiles, les salariés retrouvent une capacité de concentration et une réactivité accrue. Cette dynamique rejoint d'ailleurs les enjeux de formation continue, puisque des organismes obtiennent désormais la certification Qualiopi pour dispenser des actions de formation en pilotage énergétique et en systèmes BACS, garantissant ainsi une montée en compétence des équipes techniques. Que ce soit à travers l'abandon progressif de l'e-mail interne ou l'adoption de technologies d'automatisation intelligente des bâtiments, les entreprises françaises, de Rennes à Malakoff où Foorier a établi ses bureaux au 32 rue Guy Môquet, dessinent progressivement les contours d'un environnement de travail plus fluide, plus connecté et résolument tourné vers l'efficacité collective.